Traitement parodontal non chirurgical Lyon – Dr Venet

Vos gencives saignent, se rétractent ou vos dents semblent se déchausser ?

Avant toute chirurgie, la parodontite se traite le plus souvent par une approche non chirurgicale. Cette première étape thérapeutique vise à éliminer les bactéries logées sous la gencive et à stopper la progression de la maladie.

Le Dr Laurent Venet, chirurgien-dentiste à Lyon dont l’exercice est orienté vers la parodontologie et l’implantologie, est responsable du Diplôme Universitaire de Parodontologie et Implantologie Orale (DUPIO) de Lyon. Il vous explique en quoi consiste ce traitement, comment il se déroule et ce que vous pouvez en attendre.

Qu’est-ce que le traitement parodontal non chirurgical ?

La parodontite est une maladie infectieuse et inflammatoire qui détruit progressivement les tissus de soutien de la dent (gencive, os, ligament). Elle est déclenchée par un biofilm bactérien, un dépôt qui s’accumule sous la gencive et entretient l’inflammation.

Le traitement parodontal non chirurgical, aussi appelé thérapeutique étiologique, a un objectif précis : désorganiser ce biofilm bactérien et retirer le tartre situé sous la gencive, sans intervention chirurgicale.

C’est la deuxième étape d’un parcours de soins structuré, recommandé par la Fédération européenne de parodontologie (EFP), qui suffit dans une grande majorité des cas à refermer les poches parodontales et à rétablir une gencive saine.

Comment se déroule le traitement, étape par étape ?

Étape 1, le contrôle des facteurs de risque

Avant toute intervention sous la gencive, le Dr Venet établit un bilan complet et vous accompagne sur les leviers qui conditionnent la réussite du traitement :

  • l’apprentissage d’un brossage adapté,
  • l’élimination du tartre visible,
  • la prise en compte des facteurs aggravants comme le tabac ou un diabète mal équilibré.

Cette phase est essentielle, car aucun traitement ne tient durablement sans une hygiène quotidienne maîtrisée.

Étape 2, le débridement sous-gingival

C’est le cœur du traitement non chirurgical.

Sous anesthésie locale, le praticien nettoie en profondeur la surface des racines pour éliminer le biofilm et le tartre incrustés sous la gencive. On parle aujourd’hui d’instrumentation sous-gingivale, réalisée à l’aide d’instruments manuels (curettes) ou d’inserts ultrasoniques.

L’objectif est de permettre à la gencive de se réattacher à la dent et de refermer les poches parodontales.

Étape 3, la réévaluation

Quelques semaines après le débridement, le Dr Venet réévalue l’état de vos gencives pour vérifier que les objectifs sont atteints :

  • des poches peu profondes (inférieures ou égales à 4 mm),
  • l’absence de saignement au sondage.

Si certains sites profonds n’ont pas suffisamment répondu, une nouvelle instrumentation ou, plus rarement, une approche chirurgicale peut être envisagée.

Quels résultats attendre ?

Dans la majorité des cas, le traitement non chirurgical permet de :

  • stopper la progression de la maladie,
  • réduire l’inflammation,
  • refermer la plupart des poches parodontales.

Les gencives retrouvent une couleur saine, le saignement disparaît et la stabilité des dents s’améliore.

Un point important mérite d’être clarifié : le traitement stabilise la maladie et fait disparaître l’inflammation, mais la perte osseuse déjà installée ne se répare pas spontanément. Dans certains cas, selon la forme de la perte, une reconstruction osseuse partielle reste possible par chirurgie.

L’enjeu est donc d’agir tôt, avant que les atteintes ne deviennent irréversibles.

Et après le traitement ? L’importance du suivi

La parodontite est une maladie chronique : sans entretien, les bactéries se réorganisent et l’inflammation peut repartir.

C’est pourquoi le traitement non chirurgical s’inscrit toujours dans la durée, avec un programme de maintenance parodontale personnalisé. Des rendez-vous réguliers permettent de surveiller vos gencives et de préserver les résultats obtenus sur le long terme.

Bibliographie

  • Sanz M, Herrera D, Kebschull M, et al. Treatment of stage I-III periodontitis, the EFP S3 level clinical practice guideline. J Clin Periodontol. 2020;47(Suppl 22):4-60. DOI : 10.1111/jcpe.13290
  • Tomasi C, Wennström JL. Subgingival instrumentation. Periodontol 2000. DOI : 10.1111/prd.12485
  • Papapanou PN, Sanz M, Buduneli N, et al. Periodontitis, consensus report of workgroup 2 of the 2017 World Workshop on the Classification of Periodontal and Peri-Implant Diseases and Conditions. J Clin Periodontol. 2018;45(Suppl 20):S162-S170. DOI : 10.1111/jcpe.12946

FAQ

Le traitement parodontal non chirurgical est-il douloureux ?

Le débridement sous-gingival est réalisé sous anesthésie locale, l’intervention est donc indolore. Une sensibilité passagère des dents ou des gencives peut apparaître dans les jours qui suivent, mais elle reste généralement modérée et temporaire.

Combien de séances sont nécessaires ?

Cela dépend de l’étendue et de la sévérité de la parodontite. Le traitement se déroule souvent en une à deux séances de débridement, suivies d’une réévaluation. Le Dr Venet établit un plan de traitement adapté à votre situation lors du bilan initial.

Faut-il prendre des antibiotiques ?

Les antibiotiques ne sont pas systématiques. Ils peuvent être prescrits en complément dans certaines formes sévères ou à progression rapide, mais le débridement mécanique reste le traitement de référence. La décision est prise au cas par cas par le praticien.

Vais-je devoir passer par une chirurgie ?

Pas nécessairement. Le traitement non chirurgical suffit à refermer les poches dans la plupart des cas. La chirurgie n’est envisagée que pour les sites profonds qui ne répondent pas suffisamment après réévaluation.

Le traitement peut-il faire repousser l’os perdu ?

Le traitement non chirurgical stoppe la destruction et stabilise la maladie, mais ne reconstitue pas spontanément l’os déjà détruit. Selon la forme de la perte osseuse, une reconstruction partielle peut être proposée par chirurgie dans un second temps.